La guerre des mondes

La guerre des mondes
Parodie
La guerre des mondes de Steven Spielberg est ce que j’appellerais un film d’époque, on prend un truc qui a marché et on le refait avec des effets spéciaux très cher, (nouveau critère de qualité très tendance).
Bon, je sais, le film n’est pas vraiment une actualité … mais il me faut une préparation mentale très intense avant de me résoudre à m’infliger un film avec Tom Cruise. Mais on n’est pas là pour accabler les cons.
Après cette mise au point liminaire, je dois avouer pour être tout à fait honnête, que j’ai adoré cette version de la guerre des mondes, je me suis tapé une barre de rire de folie.
Alors que la première adaptation cinématographique nous proposait de suivre l’invasion extraterrestre au coté d’un brillant scientifique, le remake prend le parti audacieux d’accompagner un gros beauf égoïste et étroit d’esprit, et effectivement qui d’autre que Tom Cruise pouvait apporter le crédit nécessaire a un personnage aussi détestable ? Le film serait tombé à l’eau avec n’importe qui d’autre, mais là on y croit.
Bref, Tom est un père divorcé (tu m’étonnes), systématiquement à coté de la plaque, et qui néglige ses enfants. Un drame intimiste hilarant qui se voit soudain bousculé par l’arrivée d’extra-terrestres vicieux qui pètent tout sur leur passage en jouant du saxo. Tom décide d’emmener ses enfants en sécurité et part s’installer avec eux dans la cave de son ex qui est quand même bien plus confortable que sa propre baraque. Manque de bol, les extra terrestres les harcèlent jusque dans leur retraite, les obligeant à suivre l’exode de la population. Au cœur de la tourmente, Tom est confronté au plus dur des choix : lequel de ses enfants va t’il sauver ? Une scène déchirante ou il a le choix entre mettre une beigne à son fils qui pète les plombs et veux voir les extraterrestres de près, ou protéger sa fille qu’il a garé près d’un arbre à plus de deux mètres du lieu du drame. N’écoutant que son instinct paternel, il décide qu’il est trop tard pour ce grand connard avec qui de toute façon le courant ne passe plus, et il part avec sa fille, trop jeune pour mesurer l’étendue de la connerie de son géniteur.
Au plus fort de l’action, au moment où la population est en pleine débâcle, Tom à l’idée lumineuse de suivre le premier mec louche encagoulé et armé d’un fusil à pompe qu’il croise, s’en suit un long huis clos anthologique dans la cave de ce dernier.
Je vous la fais courte, après avoir échappé au maniaque de la gâchette et aux extra terrestres eux même, Tom découvre un point faible dans la défense de leurs engins de guerre qui se font dégommer leur putain de sale race d’extraterrestre terroriste de leur mère par l’armée américaine.
Ca fait depuis Armaggedon (l’adaptation hollywoodienne de Bill Baroud) que j’avais pas ri de si bon cœur. Je vous recommande chaudement ce film aussi étonnant qu’inattendu !
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